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L’entreprise marocaine Saham essaie-t-elle d’absorber SUNU assurances ?

8 août 2017
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L’entreprise marocaine Saham essaie-t-elle d’absorber SUNU assurances ?

Alors que le royaume chérifien entreprend depuis plusieurs mois une multitude de stratégies diplomatiques pour intégrer la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) — une démarche qui pousse beaucoup d’observateurs à s’interroger sur les réelles motivations —, le groupe Saham détenu par Moulay Hafid Elalamy, le ministre marocain de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique, passant par « des méthodes sans scrupules, aux allures de coups bas », a forcé son entrée dans le capital SUNU (rachat à ce jour de toutes les parts de quelques actionnaires minoritaires du Groupe SUNU soit 21,08 %).

En effet, le 7 juillet 2017 dernier, un premier actionnaire a cédé 4,37% à Saham après de longues tractations avec le Groupe SUNU. Vingt jours plus tard, soit le 27 Juillet 2017, deux autres actionnaires à savoir Alioune Ndour Diouf du Sénégal qui détenait 14.03% et Ousmane Bocoum du Mali détenant alors 2.69%, sans consulter leurs partenaires actionnaires, ont cédé leurs parts à FEMC (une société-écran appartenant en réalité à SAHAM Finances).

Bien que cette pratique soit légale dans le milieu des affaires, s’infiltrer de la sorte dans le capital d’un concurrent cache des raisons inavouées et devrait alerter les entrepreneurs africains en général et particulièrement à ceux qui évoluent au Sud du Sahara à ce qu’ils risqueraient au cas où le Maroc intégrait la CEDEAO. À cette allure, le groupe marocain Saham montre à demi-mot son intention d’absorber progressivement SUNU assurances (leader dans l’assurance-vie) dont tous deux sont présents dans plusieurs pays.

Et face à cette envie très tôt comprise par une grande partie des actionnaires du Groupe Sunu, la position est claire : « Le Groupe SAHAM Finances n’est pas le bienvenu dans leur groupe. Car si l’on choisit de rentrer « par effraction » chez un concurrent, il ne faut pas s’attendre à y être bien accueilli », enseigne-t-on dans le milieu des affaires.

Force est de constater que depuis un certain temps, nombreuses sont ces sociétés marocaines opérant dans plusieurs secteurs d’activités qui font une ruée vers les pays subsahariens et qui dans leur majorité, ambitionnent de caporaliser certains secteurs déjà détenus par des entrepreneurs locaux.

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